29.08.2006
mon nouveau blog pro
Voilà enfin après un long travail je concrétise avec l'aide d'un ami le projet de mon blog pro. J'espère assurer!********http://jim.5maroc.be***********
00:08 Écrit par Erasmus dans Le blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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22.08.2006
Le germoir des rêves fanés **3ème épisode **
Le bateau fuyant (suite) ------------------------------------------------------------- Personne de la foule qui s’était regroupée n’osait approcher Psycha qui ne cessait d’articuler difficilement : « Le taré qui s’approche de moi, je l’égorge,je l’égorge… ». Ses cris se faisaient de plus en plus immenses avant qu’il ne tombe, essoufflé. Son corps paraissait épuisé lorsque, en m’apprêtant à l’approcher, il se releva et s’écria : « Voilà… voilà putain de vie ! Laissez moi mourir ! Laissez moi mourir ! » Il s’était déjà éventré. Terrorisé par le sang qui dégoûtait à force, il commença à pleurer, ses genoux se fléchirent, puis il succomba sans énergie. Nous dûmes l’hospitaliser pour effectuer une légère opération, mais urgente. Des semaines s’étaient écoulées sans que je ne coïncide Psycha dans un tel délire. Il se nourrissait du rêve qui se brisa ce jour là, brusquement, après s’être bellement construit. La société arabe ne voulait plus de lui ni des autres, c’est même qu’elle n’a jamais été sincère, elle a trahi des milliers de jeunes et les avait mis en désespoir devant le silence du ministère qui s’était chargé de l’affaire sans savoir la gérer. L’affaire fut classée en échec sans être enterrée. Psycha , guéri, s’était mis debout pour arracher ses droits, en vain. Lui, des jeunes du même quartier et d’autres avaient donc décidé de se mettre en grève illimitée de la faim devant la municipalité. Quelques jours après, ses parents sont allés le repêcher, il n’arrivait plus à se remuer, il ne faisait qu’un rêve…celui d’un bateau qu’il a raté, et quand il a sauté pour le rattraper, il s’est noyé sans le moindre secours. Quand ils sont passés devant ma fenêtre, j’ai vu Psycha mourrant, faible comme un oiseau abattu. Je fermai mes yeux un instant, frappé par cette scène, reprenant les images du sourire qui éclaira son visage blême lors d’un moment de joie où il me déclara : "je ne toucherai plus à cette merde si je réussis à avoir une place dans un de ces nombreux bateaux ! ». Ces images affligeantes n’ont pas cessé de presser sur mon cœur me poussant à écrire dans une sorte d’hallucination raisonnée : « Essaim de rêves,--------------------------à l’air pauvre et souffreteux…--------------Pluie stridente ------------------------------de clameurs immenses et ferventes-------à l’échos confus et tumultueux…-----------Vie d’échecs---------------------------------où nos pions sont damés,-----------------barque fuyanteoù on a cessé de ramer… »
01:07 Écrit par Erasmus dans Roman électro | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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13.08.2006
le germoir des rêves fanés *2ème épisode*
Le bateau fuyant-------------------------------------------Le désir ! Ce mot qui tient les fils de la vie humaine !quand il s’associe au vide et à l’existence insipide des uns, il les néantise. Je n’ose avancer si notre quartier est dans le néant. Mais, j’affirme que les gens sont violentés par la vie, cette misère qui les puise et les épuise ne fait pas que les priver, elle est intentionnellement agressive. Les images de cet été là me reviennent. Quelques jeunes avaient passé des jours à réunir les papiers nécessaires pour compléter leur dossier de candidature. Une société arabe demandait des jeunes de toutes les régions du pays, elle comptait les engager pour accomplir plusieurs tâches à bord de ses bateaux de transport et de tourisme. « Psycha » était l’un d’eux. Il répétait avec joie qu’il renoncerait à tout ce qu’il gobait s’il réussissait à décrocher un poste. C’était quelqu’un de gentil et de sage ; sauf qu’il devenait nuisible lorsqu’il se défonçait. Ses copains, dû à cette perturbation, lui avaient donné l’appellation de « Psycha ». Pour moi, il reste loin de ce surnom, il manifestait son indignation envers les pratiques des habitants, mais lui même, et il le savait, ne pouvait se contrôler devant une pilule toute minuscule source d’abréaction sans limites qui abonni la vie pendant les heures de dépression qu’il n’a que trop connues. Ma relation avec Paloma se renforçait. Je partageai déjà ses secrets. Le souci qui l’embêtait le plus était le comportement de son père. Depuis qu’il a ouvert les yeux sur la vraie couleur de la vie, il le voyait ivre mort. Son délire continuait et atteignait des sommets dont Paloma se réserva de m’informer un bon temps. Je compris après que la cause de son abstinence fut plus délicate que je ne le pensais. Depuis des années, il ne parlait pas à son père ni regardait son visage puisqu’il était, disait-il avec une voix qui devenait grave et tremblait : « Un phénomène déjà dans les oubliettes ». Le jour où il m’a confié ce sentiment, il s’était tourné, sombrement pour découvrir la vue depuis la fenêtre et fuir intelligemment mes yeux. Moi, je plongeai dans des pensées répétées, déclenchées par le souvenir qui n’a su se rédimer d’un père qui ne m’a jamais tenu dans ses bras, qui ne m’inspirait que terreur, qu’un sentiment atroce d’insécurité, et dont l’ombre disparût, le jour d’un hiver glaçant sans souci du devoir envers un enfant qui découvrait à peine le monde. L’appel de Paloma retint mes larmes, il avait un ton plus amusé qu’apitoyé :-Viens voir ! Vite ! N’est ce pas Psycha qui est là en train de crier le couteau à la main ?!-Oui ! C’est bien lui, répondis-je avec peine, il a encore avalé ces maudites pilules !Tu vois c’est comme ça que tu peux finir toi aussi si tu continues à te défoncer !-Eh !dis au moraliste qui s’éveille en toi d’aller se faire foutre ! Moi je suis différent. Tout ce que je veux c’est faire le vide dans ma tête, et…et tu sais mieux qu’un autre combien j’en ai besoin. Et puis moi je ne deviendrai jamais comme psycha !-C’est bon…c’est bon ! Arrête ton discours insensé et allons voir ce qui lui arrive !
23:47 Écrit par Erasmus dans Roman électro | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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07.08.2006
Enseignement supérieur public: L'adaptation des étudiants à la réforme. *1ère partie*
Depuis l’initiation de la réforme universitaire, les critiques n’ont cessé de décortiquer à flux les moindres failles du dit nouveau système, sans pour autant s’engager dans une analyse rationnelle partant des insatisfactions et des souhaits formulés par les étudiants qui ont l’air de « cobayes » faibles et usés dans un laboratoire mal-équipé et entre les mains de cadres inexpérimentés. Voici leur histoire ! ________________________________________Ils obtiennent le fameux bac et savent pour différentes raisons que leur parcours universitaire est lié à une faculté publique et à un département qu’ils hésitent à choisir. L’absence de l’orientation provoque la panique et l’incertitude, ils ne prennent pas le temps de s’informer sur les passerelles existantes, sur la qualité de la formation et sur les continuités éventuelles des études. Parmi eux, conscients des services pédagogiques restreints au sein des facultés de la ville, des bacheliers préfèrent s’inscrire indifféremment dans le public et préparent en parallèle un diplôme professionnel. Toute cette masse s’affronte aux études proposées dans le cadre de la réforme. Elle découvre, s’angoisse, proteste et finit par passer les examens. Mais, ces étudiants ont-ils les compétences qui répondent aux exigences du nouveau système ? Comprennent-ils les atouts de la réforme ? Comme un « retravail » sur le texte de la réforme serai vain, nous avons opté pour la dimension de l’environnement notamment l’élément capital de l’adaptation des étudiants. Le mot adaptation a une magie qui peut masquer sa complexité, mais il est la clef de toutes les hypothèses de travail que nous avons spécifiées avant de choisir la problématique qui se demande et qui cherche à vérifier: comment est l’attitude des étudiants devant le déroulement de la réforme, l’acceptent-ils et vont de l’avant pour réussir, ou se contentent-ils de la réfuter sans faire attention à l’échec qui peut mettre en péril leur parcours ? D’abord, une hypothèse s’impose : c’est le niveau faible des étudiants et le choix arbitraire du département, qui les poussent à refuser le système où ils rencontrent plusieurs problèmes. L’objectif est donc de connaître les raisons du choix du département et le niveau des bacheliers ainsi que l’évolution de leurs savoirs. En absence de sondages fiables, nous nous contentons d’un raisonnement assidu : si les meilleurs bacheliers optent pour les écoles et les facultés nationales, qualité oblige, que reste-il pour les établissements régionaux ? Les malchanceux, les mal-orientés, les infortunés et les moins performants, ceux qui ont eu difficilement leur bac et encore avec la mention « passable » révélatrice. En absence du test d’admission ou de la sélection, présents pourtant dans la charte mais sans possibilité aucune de pratique - Même si le département d’anglais à la FLSH Agdal arrive à les concrétiser-, nos facultés tombent dans le sureffectif : quantité sans qualité. C’est là un élément excessivement perturbateur : tout le monde est accepté à la fac tant qu’il a son bac. C’est un droit et non un mérite. A cela s’ajoute le choix arbitraire du département et de l’établissement : ceux qui ont eu une formation plutôt littéraire s’inscrivent à la faculté de l’économie, d’autres qui ont toujours eu des problèmes en français optent pour le département d’études française-fLSH ; les scientifiques ont suivi une formation polyvalente mais vague donc qui leurs permet d’intégrer plusieurs filières sans vraiment les préparer à y exceller ; quelques autres suivent leurs copains juste pour rester regroupés et faire une click : l’influence des pairs dirige toute une vie !; une bonne partie ignore le pourquoi du choix, car « c’est venu comme ça », ce n’est du tout une décision réfléchie. Ne pas savoir pourquoi avoir choisi le département s’avère gênant : un choix sans raison est une négligence, le parcours universitaire se décide sans vision de l’avenir, la situation est grave : comment un étudiant ne fait pas attention aux critères de choix qui va décider de toute sa carrière ? La question de l’orientation se pose, on ne prend pas en considération les notes obtenues, les remarques des enseignants du lycée pour décider, on ne se demande jamais quels sont les contenus du programme, est-ce qu’ils m’intéressent, est-ce qu’ils me conviennent, est-ce que j’arriverai à développer les compétences adéquates pour les dominer et valider ainsi mes modules. Aucune réflexion n’est faite sur le cursus, et devant l’absence des tests d’entrée, l’étudiant se lance aveuglément dans le parcours. Peut-il se rattraper quand il sera au dedans, en contrôlant ses performances, son statut d’étudiant, et en ayant conscience de la réforme ?Plusieurs étudiants affirment comprendre l’essentiel de l’organisation des études à savoir les semestres, les examens…mais pas du tout les diplômes qu’ils peuvent obtenir, le système des rattrapages et la validation. Beaucoup n’ont pas la certitude de leurs connaissances, la preuve : ils commencent leurs propos par « j’ai entendu dire- Je crois… » Entre rumeurs et absence- Ou dysfonctionnement- d’un bureau d’orientation au sein des départements, les étudiants se perdent. Le résultat : ils ne savent même pas vers où se diriger ni chez qui s’informer. L’approche communicative de l’Université reste moins centrée sur les étudiants, et spécialement les nouveaux, car tous les imprimés qui tendent vers la facilité n’expliquent pas clairement, et même si quelques uns comprennent au début de l’année, ils se perdent au milieu surtout après la « pagaille » des examens.
23:45 Écrit par Erasmus dans Billets | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
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Echec et mat
Lisez cette blague, mais s’il vous plaît essayez de ne pas rigoler :« L’instituteur en classe dit à ses élèves :- moi, j’incarne dans cette classe le rôle d’électricien et vous, vous êtes des ampoules…À cet instant un élève du fond de la classe lève le doigt :- Monsieur, dit-il en montrant son camarade qui dort, lui c’est une ampoule grillée !... » « Des ampoules grillées », notre système éducatif en produit massivement. Complices en la création de l’échec scolaire, l’école, la famille et les enseignants sont sujets de remise en question sinon de blâme. Tout enfant ayant 6 ans doit intégrer l’école primaire, mais peut-il vraiment le faire ? Cet âge physique convient-il à l’âge mental qui lui permet de s’accommoder à son nouveau monde? Non pas tous les enfants ont la chance de s’épanouir à la maternelle, ce premier palier qui offre des apprentissages basiques. N’est ce pas là où réside la source des difficultés ? Un enfant qui ne distingue pas entre les alphabets se retrouve tout d’un coup envahi par une foule de mots et de phrases qu’il ne déchiffrera jamais et la chaîne d’ignorance continue à s’esquisser jusqu’aux études secondaires.Je me souviens qu’au collège, le professeur de français travaillait avec trois élèves seulement, ceux qui montraient de la volonté et de l’intérêt. La majorité de mes camarades ne pouvait même pas construire une phrase simple ni la répéter correctement, ils s’amusaient donc cinq heures par semaine à se raconter des blagues, à faire le bilan de leurs relations amoureuses ou à préparer du copiage pour les contrôles. Pour le prof, ils étaient tous « des ampoules grillées ». Mais, nos enseignants incarnent-ils vraiment le rôle d’électriciens ? Certainement pas, surtout quand l’enseignement devient uniquement « un gagne-pain » : « Je fais mon cours et puis je m’en vais », voilà un propos décrivant une action devenue ordinaire. Il faut le dire, nos enseignants manquent d’entrain, de dynamisme et de créativité, l’esprit de l’initiative chez eux hiberne durant toutes les saisons. Sinon comment expliquer leur attitude devant la note ministérielle prescrivant des cours supplémentaires pour les élèves au sein des établissements ? Ils ont tous refusé et les administrations n’ont pas su gérer le projet, alors qu’il y’a des enseignants (au secondaire collégial par exemple) qui n’ont que 12 heures/semaine, soit la moitié d’un tableau de service. Par contre beaucoup d’entre eux sont pour des cours de soutien chez eux, où ils aménagent un petit espace, ou dans les écoles privées. En plus, ils obligent leurs élèves à s’inscrire pour assister à des leçons qui se passent toujours de la même façon : « L’exercice que nous allons faire demain en classe est sur le tableau, recopiez-le ! » simple, sans problème, mais surtout sans conscience ! Abordons aussi le cas du « maître » autoritaire, exigeant et contraignant. Son attitude ne peut que créer chez l’élève une angoisse génératrice d’inhibition intellectuelle.Durant ma quatrième année du primaire j’avais un maître qui mettait des lunettes noires, ses yeux ne paraissaient jamais. Personne ne savait où il regardait, toute la classe restait donc calme et peureuse car elle avait goûté à ses punitions sans pitié. J’avais du mal à m’exprimer, à lever le doigt, en crainte de formuler une réponse fausse. J’étais cloîtré et moins performant durant cette séance d’arabe alors que mon maître de français me considérait « surdoué ». Les élèves répètent toujours que le professeur doit « les pousser à aimer la matière ». Quand ils ne trouvent pas ce qui suscite leur curiosité, quand ils assistent à un enseignement magistral où leur initiative est reléguée au second plan, ils manquent de volonté et de goût. Alors qu’ils montrent un grand intérêt vis-à-vis des recherches, des exposés et des activités orales. Admirons simplement combien les élèves s’investissent pour réaliser le projet de recherche dans le cadre du « Fait local » en terminale. La famille, ce creuset de « maladies scolaire », est plutôt source des problèmes affectifs. Lorsque l’élève manque d’attention et de concentration en classe, il est mobilisé par d’autres sujets, parfois très douloureux. Il se réfugie dans ses chimères, il se défend ! Si nous croyons Freud. Il a donc besoin d’être écouté, d’être appuyé, d’avoir plus de temps pour rattraper le temps perdu. Sauf qu’il n’a personne à qui se confier. Nos écoles manquent encore de craie, ce serait fou de demander des psychopédagogues ! Ainsi, une multiplicité de causes qui s’imbriquent les unes dans les autres, agissant sournoisement en chaîne, font que l’enfant/élève se trouve un jour « échec et mat ». Pour éviter ce dénouement chaotique, cogitons bien notre sujet : des modules de mise à niveau doivent être programmés et bien réalisés au début de chaque niveau scolaire afin d’aider les élèves en retard, et ce pour ne pas parler carrément de classes d’adaptation. L’attitude pédagogique est peut-être le nœud du problème. L’enfant ne doit pas peiner car l’enseignant peine ! Un enseignant ouvert et attentif suscite la confiance et attire l’attention de l’élève quels que soient ses problèmes affectifs ou ses échecs électifs. Les activités parascolaires quant à elles peuvent jouer un rôle magique, celui de véhiculer des messages, d’agir sur les comportements, de créer du dynamisme dans le corps et l’esprit de l’apprenant pour le pousser à désirer l’école et les apprentissages qu’elle propose. L’enseignant incarne ici noblement, au lieu du rôle d’électricien, celui du créateur des générations futures car « toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui ».
02:01 Écrit par Erasmus dans Chronique Black out | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Roman électronique: le germoir des rêves fanés *1er épisode*
Mot du rédacteur: **Par la voix d’un jeune homme qui se confesse et témoigne de la vie misérable de son quartier, voici un récit où la fiction frôle le réel sur les limites d’un roman expérimental ; voici l’histoire d’un pays, d’un seul corps où deux cœurs palpitent différemment puisque l’un nuit à l’autre sans se préoccuper de ses souffrances.**Mourad** -------------------------------------------------------- Rayons du soleil monotone qui se lève joyeux ! Vous êtes complices avec ce chagrin qui me possède, avec ces figures que j’aimais et qui s’évanouissent, mourantes, sur mon petit corps vidé et mou! Je vous défends d’introduire ce sourire de pitié à mon refuge que je veux éclatant de morosité ! Partez ! fuyez avant que l’histoire qui se recycle et ne cesse de me déchirer ne vous éteigne comme elle a enterré ma joie d’espérer !...trop tard…vous êtes déjà témoins de mes souffrances criardes,de ce festin inepte qui foisonne alors qu’il a commencé doux et rêveur. Le quartier infect était là, large, fier et affreux, devant un jet d’ordures, séparé du cimetière par un petit mur. Le quartier sombre était là avec ses rêves et ses terreurs nocturnes, avec les cris de ses chiens errants et le silence de ses enfants en manque. Je m’étais habitué comme les autres à accepter cette destinée qui a tranché pour que je naisse au milieu des cris insensés, pour que j’assiste aux joies étouffées en train de se muer en rêves, les rêves en chimères, les chimères en misère et la misère en rêves. J’ai vu les jeunes voyager mille fois sans quitter les coins sombres, ils passaient le jour à chercher le cachet de l’extase qui peut leur ôter le mal de la nuit quand elle tombe. J’ai vu les hommes qui n’avaient la langue mauvaise et bien pendue que lorsqu’ils étaient soûls. J’ai vu les femmes qui tentaient le tout pour nourrir leurs familles. J’ai vu ce qui devait m’abattre, mais je n’ai pas laissé mon âme s’affaisser. L’air morne du quartier excita mon intérêt pour des études en sociologie que je suivais assidu, en guise de comprendre et peut-être de semer quelques germes heureuses. La lueur qui m’envahissait habitait mon cœur tant que je caressais l’espérance. Paloma était mon voisin depuis quelques années …On s’échangeait rarement la parole, il paraissait timide et indécis. Il était timoré et ne pouvait s’éloigner du quartier qui lui donnait le sentiment de demeurer constant sans craindre de malaise. Même si l’ennui rongeait tous les jeunes, surtout lorsque le soleil estival les capturait et asservissait leur énergie. Le vrai nom de paloma c’est Salim, mais on le surnomma ainsi suite à une longue histoire que certains copains s’amusent encore à raconter alors qu’elle est pour moi le souvenir attristant d’une belle âme. Les jours du bac s’acheminaient vers un examen inepte. Quand j’ai crié « enfin ! » visant mon nom sur la liste, je me suis retourné, soulagé. Lui, il se tenait crispé. Ses yeux étaient baissés, voilés d’une douleur diffuse et sourde, en deuil de ce qui est passé et tout ce qui passerait : -Tu te rattraperas facilement l’année prochaine, ne t’en fais pas. Dis-je pour le consoler. -Je ne crois pas. Répliqua-t-il d’un air sceptique. -Demain est toujours ambigu pour nous tous…On ne sait jamais si la vie se fera belle ou pas…Il faut continuer à croire… -En quoi ? -En soi ! Il baissa encore ses yeux. J’enchaînai : -Ce que je dis ne te plaît pas ? -…Non…non, ce n’est du tout le moment de discuter des idées… -Ah… ! Je comprends. -Reste ! Où vas-tu ? -Nulle part, je n’ai pas de lieu précis, parfois j’éprouve ce désir de ne rien programmer et de circuler au hasard. Salut donc… -Puis-je t’accompagner ? -…Enfin…oui…bien sûr ! Notre courte promenade pédestre nous emmena au bord de la mer. Ce coin là était distingué, peu de personnes le fréquentaient. Je l’avais nommé «isla ». Nous avions eu une conversation richissime, même si le contraste s’en manifestait. J’ai senti chez lui un esprit penseur un peu trop dosé de spleen qui le rendait souffreteux. Je me souviens qu’il parlait ingénieusement de l’amour. Il conclut après une longue réflexion qu’il était pour l’amour dans ses dimensions illimitées car le cœur d’un homme, expliqua-t-il, pouvait aimer différentes personnes. Mais qui aimer au juste? L’amour devient parfois insensé surtout lorsqu’il est enveloppé par le désir.
01:43 Écrit par Erasmus dans Roman électro | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Emergence JIM
Existe-t-il des intellectuels au Maroc? Leurs voix sont-elles entendues, leurs critiques prises en considération?S'ils existent, ils seraient menés par les réalités, perdus dans les coulisses du pouvoir,tentés par la gouvernance et du coup de moins en moins engagés objectivement. ce blog est créé pour réussir l'émergence d'une nouvelle génération d'intellectuels marocains, qui ne se noient pas dans les individualités errantes et qui sont conscients que la vie s'échange!
01:01 Écrit par Erasmus dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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